
Au deuxième trimestre 2026, Carmignac Portfolio EM Debt a enregistré une solide performance de +4,45% contre 4.41% pour son indicateur de référence. Cette performance a été principalement portée par notre exposition à la dette émergente libellée en devise forte, complétée par les contributions positives de notre allocation à une sélection de devises émergentes.
Au deuxième trimestre 2026, les marchés ont une nouvelle fois démontré la rapidité avec laquelle les anticipations des investisseurs peuvent évoluer. Après un premier trimestre marqué par les tensions géopolitiques et les craintes inflationnistes, le sentiment de marché s'est nettement amélioré à mesure que le risque d'un conflit plus large au Moyen-Orient s'est estompé. L'accord intérimaire conclu entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que la réouverture du détroit d'Ormuz, ont entraîné la plus forte baisse des prix du Brent depuis le premier trimestre 2020. Ce recul des prix de l'énergie a conduit à une réévaluation des risques inflationnistes, soutenant les marchés obligataires mondiaux et recentrant l'attention des investisseurs sur la résilience des fondamentaux économiques.
Dans ce contexte, les banques centrales ont maintenu une approche prudente. Lors de sa première réunion sous la présidence de Kevin Warsh, la Réserve fédérale américaine (Fed) a adopté un ton plus restrictif, soulignant la solidité de l'économie américaine et laissant entendre que les taux directeurs pourraient rester élevés plus longtemps. Les anticipations de marché sont ainsi passées d'un scénario de baisses de taux limitées en début de trimestre à près de 40 points de base de resserrement monétaire supplémentaire à la fin du trimestre. Si la détente des anticipations d'inflation a soutenu les obligations souveraines européennes, la vigueur des données économiques américaines a entraîné une hausse des rendements des taux américains, accentuant la divergence entre les marchés obligataires des économies développées.
L'amélioration du sentiment de marché a constitué un environnement favorable à la dette émergente. La dette souveraine en devise forte a été le segment le plus performant, bénéficiant d'un resserrement généralisé des marges de crédit. Les émetteurs High Yield ont surperformé les signatures Investment Grade, tandis que l'Amérique latine et la région CEEMEA (Europe centrale et orientale, Moyen-Orient et Afrique) ont enregistré les meilleures performances régionales. L'indice EMBI Global Diversified a vu son spread se resserrer de 37 points de base au cours du trimestre.
La dette en devise locale a également affiché des performances positives, soutenue par la baisse des prix du pétrole, l'atténuation des craintes inflationnistes et des taux réels attractifs. Les meilleures performances ont été enregistrées en CEEMEA et en Amérique latine, où le recul des rendements obligataires et l'appréciation des devises ont soutenu les rendements, tandis que les marchés asiatiques se sont redressés en fin de trimestre grâce à la baisse des prix de l'énergie, favorable aux économies importatrices de pétrole.
Les devises émergentes se sont également appréciées au cours du trimestre, l'amélioration de l'appétit pour le risque et des niveaux de portage attractifs ayant favorisé les flux vers cette classe d'actifs. Les devises de la région CEEMEA et d'Amérique latine ont mené ce mouvement, tandis que les devises asiatiques se sont redressées en juin avec l'apaisement des tensions géopolitiques et le recul des prix du pétrole.
Le fonds a enregistré une solide performance au cours du trimestre, la dette souveraine émergente en devise forte constituant le principal moteur de performance. L'amélioration du sentiment de marché et le resserrement des marges de crédit ont soutenu l'ensemble de la classe d'actifs. Nos principales convictions sur les dettes souveraines de l'Égypte, de la Côte d'Ivoire et de l'Ukraine figurent parmi les plus fortes contributrices, tandis que certains émetteurs latino-américains ont également bénéficié de la surperformance de la dette souveraine High Yield.
Les devises ont constitué le deuxième moteur de performance du fonds. L'amélioration de l'appétit pour le risque, des niveaux de portage attractifs et le recul des prix du pétrole ont soutenu les devises émergentes. Les contributions ont été largement diversifiées, le forint hongrois, le peso mexicain et la livre égyptienne figurant parmi les principaux contributeurs, tandis que le rebond de plusieurs devises asiatiques en juin a apporté un soutien supplémentaire. Ces gains ont plus que compensé l'impact négatif de notre exposition limitée au dollar américain.
La dette en devise locale a également contribué positivement à la performance. La gestion active de la duration a permis au portefeuille de bénéficier de l'amélioration des marchés obligataires locaux, dans un contexte d'atténuation des craintes inflationnistes. La Hongrie a particulièrement bien performé à la suite de l'élection de Peter Magyar, tandis que la Pologne et l'Afrique du Sud ont également enregistré de solides performances. Certains marchés d'Amérique latine ont également soutenu la performance grâce à la modération des pressions inflationnistes, à l'amélioration des conditions macroéconomiques et à des perspectives plus favorables pour les taux locaux.
Le principal facteur négatif du trimestre provient de nos stratégies de couverture du risque de crédit. La poursuite du resserrement des marges de crédit a légèrement pesé sur la performance de nos positions de couverture via des CDS, tant sur indices que sur certains émetteurs souverains. Si ces couvertures ont réduit la performance dans un environnement favorable aux actifs risqués, elles demeurent un élément essentiel de notre construction de portefeuille et de notre dispositif de gestion des risques.
À l'avenir, nous conservons une vision constructive sur la dette émergente après un nouveau trimestre de solide performance. Cette classe d'actifs continue de bénéficier de fondamentaux macroéconomiques résilients, de taux réels élevés et d'un environnement monétaire favorable. L'inflation reste globalement maîtrisée dans la plupart des économies émergentes, offrant aux banques centrales une plus grande flexibilité pour maintenir une pause ou engager un assouplissement de leur politique monétaire.
Au-delà du contexte macroéconomique, l'environnement politique est également devenu plus favorable, notamment en Amérique latine. Les résultats récents des élections au Pérou et en Colombie témoignent d'une orientation plus favorable aux investisseurs, tandis que l'Argentine poursuit son redressement remarquable, étant sortie de la catégorie des dettes en difficulté (« distressed debt ») et enregistrant des excédents commerciaux records grâce à la vigueur de ses exportations d'énergie. En Asie, les évolutions structurelles demeurent également encourageantes. L'Inde a ouvert son marché obligataire aux investisseurs étrangers, entraînant des flux d'investissement records, tandis que l'Indonésie a annoncé de nouvelles réformes qui devraient renforcer son attractivité à long terme. Nous continuons ainsi de privilégier une approche active et sélective sur la dette en devise forte, la dette en devise locale et les devises émergentes.
À mesure que notre niveau de conviction s'est renforcé au cours du trimestre, nous avons augmenté la duration du portefeuille d'environ 330 points de base au début du mois d'avril à près de 660 points de base à la fin du mois de juin, principalement par le biais d'une allocation accrue à la dette en devise locale. Les banques centrales des marchés émergents ont resserré leur politique monétaire bien avant leurs homologues des pays développés et disposent désormais d'une plus grande marge de manœuvre pour interrompre ou assouplir leur politique, l'inflation restant bien maîtrisée dans la plupart des économies. Par ailleurs, le net recul des prix du pétrole a réduit les pressions inflationnistes, tandis que les rendements obligataires locaux demeurent élevés, laissant entrevoir un potentiel significatif de compression des rendements et confortant notre opinion favorable sur la duration des marchés émergents.
Au sein de la dette en devise locale, nous avons renforcé nos expositions en Amérique latine, notamment au Mexique, en Colombie et au Brésil, tout en augmentant nos positions en Europe centrale et orientale, en particulier en Pologne, en République tchèque et en Hongrie. Nous restons constructifs sur la Hongrie à la suite de la victoire électorale du pro-européen Peter Magyar, estimant que les marchés sous-évaluent encore le potentiel de normalisation politique et économique du pays. Une relation plus constructive avec l'Union européenne pourrait permettre le déblocage d'importants financements européens, favorisant une convergence supplémentaire des rendements obligataires hongrois vers ceux de la zone euro. Plus largement, nous continuons de privilégier les pays disposant de cadres de politique monétaire crédibles, de taux réels attractifs et d'un potentiel supplémentaire d'appréciation de leurs marchés obligataires.
La dette souveraine en devise forte demeure l'un de nos principaux thèmes de conviction. Nous conservons des positions stratégiques sur des pays tels que la Côte d'Ivoire, l'Égypte et la Roumanie, tout en restant attentifs aux opportunités idiosyncratiques offrant un couple rendement/risque attractif.
Nous avons également renforcé notre conviction sur les devises émergentes tout au long du trimestre. Nous avons accru nos positions sur plusieurs devises latino-américaines de forte conviction, notamment le réal brésilien, le peso colombien et le peso mexicain, ainsi que sur certaines devises d'Europe centrale et orientale, telles que le forint hongrois. Avec l'apaisement des tensions géopolitiques et la baisse des prix du pétrole, nous avons augmenté notre exposition à plusieurs devises asiatiques sous-évaluées qui avaient été pénalisées pendant le conflit, notamment la roupie indienne et la roupie indonésienne. À l'inverse, nous avons progressivement réduit notre exposition au dollar américain pour terminer le trimestre sans exposition au billet vert, en cohérence avec notre opinion constructive sur les devises des marchés émergents.
Enfin, si nos perspectives demeurent favorables, nous continuons d'accorder une attention particulière au profil de risque global du portefeuille. Nous maintenons ainsi des couvertures via des indices CDS et certains émetteurs souverains, tout en conservant nos expositions aux stratégies indexées sur l'inflation au Mexique et en Pologne, ainsi qu'aux points morts d'inflation européens, afin de protéger le portefeuille contre un éventuel retour des pressions inflationnistes.
*Durée minimum de placement recommandée : Cette part/classe pourrait ne pas convenir aux investisseurs qui prévoient de retirer leur apport avant le délai recommandé. Cette référence au profil d’investisseur ne constitue pas un conseil en investissement. Le montant qu’il est raisonnable d’investir dans un OPCVM dépend de votre situation personnelle et doit être envisagé au regard de votre portefeuille global. **L'indicateur peut varier de 1 à 7, une catégorie 1 correspondant à un risque plus faible et un rendement potentiellement plus faible et une catégorie 7 correspondant à un risque plus élevé et un rendement potentiellement plus élevé. Une catégorie 4-5-6-7 implique une forte à très forte volatilité, impliquant des fortes à très fortes variations de prix pouvant entraîner des pertes latentes à court terme. La catégorie de risque n’est pas garantie et pourra évoluer dans le temps. ***Le Règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) 2019/2088 est un règlement européen qui demande aux gestionnaires d'actifs de classer leurs fonds parmi notamment ceux dits : « Article 8 » qui promeuvent les caractéristiques environnementales et sociales, « Article 9 » qui font de l'investissement durable avec des objectifs mesurables, ou ceux qui ne remplissent les conditions ni de l'article 8 ni de l'article 9 et dont la stratégie d'investissement ne prend pas en compte les facteurs ESG. La classification SFDR des Fonds peut évoluer dans le temps. Pour plus d’informations, visitez : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2019/2088/oj?locale=fr.
| Carmignac Portfolio EM Debt | +3,7 | +8,1 | +4,3 | +14,7 | −8,9 | +2,8 |
| Indicateur de référence | +3,3 | +8,6 | +4,4 | +8,9 | −5,9 | −1,8 |
| Carmignac Portfolio EM Debt | +6,3 % | +3,8 % | +4,2 % |
| Indicateur de référence | +6,5 % | +3,4 % | +3,0 % |
Source : Carmignac au 30 juin 2026.
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