Inflation : Retour vers le futur

Publié le
19 août 2026
Temps de lecture
12 minute(s) de lecture
  • Aux États-Unis, les pressions inflationnistes demeurent structurellement élevées, alimentées par une politique budgétaire expansionniste, les droits de douane, les tensions sur le marché du travail et, plus récemment, la hausse des prix de l’énergie. Cette combinaison accroît le risque de voir l’inflation se maintenir durablement au-dessus de l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale américaine (Fed).
  • Dans la zone euro, le risque de stagflation refait surface : le choc énergétique ravive les pressions inflationnistes alors même que la croissance ralentit, limitant sensiblement les marges de manœuvre de la Banque centrale européenne (BCE) comme des gouvernements. Pourtant, les marchés semblent encore sous-estimer le risque d’une inflation plus persistante.
  • Les risques inflationnistes pourraient encore s’intensifier si les tensions au Moyen-Orient venaient à perdurer, compte tenu du rôle crucial de la région dans les flux énergétiques mondiaux, d’effets de base défavorables et de la transmission progressive de la hausse des coûts à l’ensemble de l’économie. Le principal risque réside dans un éventuel désancrage des anticipations d’inflation.
  • Cet environnement pourrait néanmoins offrir des opportunités aux stratégies obligataires flexibles, notamment à travers les obligations indexées sur l’inflation, les points morts d’inflation (inflation breakevens) et les positions sur les taux nominaux. Ces instruments ont contribué positivement à la performance de Carmignac Portfolio Flexible Bond en 2026 et ont historiquement constitué une source significative de performance pour la stratégie.

Inflation Americaine : des pressions sous-jacentes persistantes

Les données relatives aux prix à la consommation ont enregistré, en avril comme en mai, leur plus forte accélération depuis trois ans aux États-Unis1, sous l’effet du rebond des prix des matières premières observé depuis le début de l’année. Cette évolution est d’autant plus préoccupante que l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice PCE, demeure supérieure à l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale américaine (Fed) depuis 63 mois consécutifs, sans qu’aucun élément tangible ne laisse entrevoir un retour rapide vers cet objectif.

Plusieurs déséquilibres sont à l’origine de la persistance de ces pressions inflationnistes.

  • Premièrement, l’économie américaine continue de bénéficier d’un soutien budgétaire exceptionnellement important. Les différents plans de relance mis en œuvre sous l’administration Biden, notamment l’Inflation Reduction Act et le CHIPS Act, puis renforcés par les programmes annoncés sous Donald Trump, tels que Stargate et le One Big Beautiful Bill Act, ont contribué à maintenir une croissance économique robuste tout en soutenant le pouvoir d’achat des ménages, bien qu’avec des disparités selon les catégories de revenus. Les ménages aux revenus les plus élevés et les retraités ont également continué de bénéficier d’importants effets de richesse, alimentés par les solides performances des marchés actions au cours des dernières années.

  • Deuxièmement, les droits de douane annoncés lors du « Liberation Day », le 2 avril 2025, ont commencé à se répercuter sur les prix à la consommation. À ce jour, leur contribution à l’inflation sous-jacente mesurée par le PCE est estimée à près de 0,82 point de pourcentage2. Si ces droits de douane sont généralement considérés comme un facteur transitoire, leur transmission aux prix devrait néanmoins se poursuivre au cours des prochains trimestres, les entreprises ayant jusqu’à présent largement absorbé le choc grâce aux stocks constitués avant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures tarifaires.

  • Enfin, les réformes migratoires introduites début 2025, conjuguées à l’intensification des expulsions, se traduisent désormais par des flux migratoires nets négatifs. Cette contraction de l’offre de travail devrait progressivement accentuer les tensions sur le marché de l’emploi et renforcer les pressions salariales, alors que le taux de chômage se situe à son plus bas niveau depuis dix mois et que la croissance annuelle des salaires atteint déjà 3,4 %3.

Dans ce contexte, l’intervention militaire de l’administration Trump au Moyen-Orient est venue alimenter davantage une dynamique inflationniste déjà à l’œuvre depuis plusieurs mois. Certes, à l’approche des élections de mi-mandat, l’administration américaine demeure particulièrement attentive à l’évolution des prix de l’essence, une variable très visible pour les consommateurs américains. L’annonce de la libération progressive de 172 millions de barils issus de la Réserve stratégique de pétrole offre un répit temporaire à la pompe et contribue à limiter l’impact immédiat du choc énergétique. À plus long terme, si les tensions géopolitiques devaient persister, le maintien de prix de l’énergie élevés entraînerait vraisemblablement une diffusion plus large des pressions inflationnistes à travers l’économie américaine.

À l’inverse, si un accord venait à être conclu, les réserves stratégiques devraient à terme être reconstituées, soutenant ainsi la demande au cours des trimestres suivants. Par ailleurs, le blocage des flux a également rappelé que l’or n’était plus le seul actif susceptible de jouer un rôle stratégique dans les réserves. Les matières premières ont retrouvé une place centrale dans les stratégies des gouvernements à travers le monde. Ces risques apparaissent d’autant plus significatifs que les mécanismes de transmission de l’inflation étaient déjà bien engagés avant même la récente envolée des prix du pétrole.

En outre, l’indépendance de la Fed pourrait être soumise à des pressions croissantes au cours des prochaines années. Le nouveau président de la Réserve fédérale évolue dans un environnement politique où les attentes en faveur d’une politique monétaire plus accommodante devraient rester fortes et où les frontières entre politiques monétaire et budgétaire sont de plus en plus remises en question, voire redéfinies. Au-delà de la lutte contre l’inflation, les pressions pourraient s’accentuer en faveur du maintien de conditions financières favorables afin de financer les investissements liés à l’intelligence artificielle et des déficits budgétaires croissants, de soutenir les marchés d’actifs et, plus largement, de préserver la dynamique économique.

Dans un tel environnement, le principal risque est celui d’un ancrage durable de l’inflation au-dessus de l’objectif de la Fed, contraignant les responsables de la politique économique à arbitrer de manière de plus en plus délicate entre stabilité des prix, soutien à l’activité économique et stabilité financière.

Source : Carmignac, Bloomberg, Bureau of Labor Statistics, Institute for Supply Management, 31/07/2026.

Inflation en zone euro : la menace est-elle vraiment ecartee ?

La trajectoire de l’inflation en Europe est redevenue particulièrement incertaine. Alors qu’elle semblait durablement maîtrisée il y a encore six mois, le récent choc énergétique ravive les inquiétudes au sein de la Banque centrale européenne (BCE), faisant craindre une résurgence des pressions inflationnistes observées il y a trois ans.

Ces inquiétudes sont légitimes, la zone euro restant particulièrement vulnérable aux événements géopolitiques susceptibles de perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les désorganisations provoquées par la pandémie de Covid-19, conjuguées au choc sur les prix des matières premières qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, avaient déjà laissé des traces durables sur l’économie européenne. Dans ce contexte, l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran constitue une nouvelle source d’incertitude, et rien ne permet à ce stade de garantir le caractère temporaire de ce nouveau choc. En effet, la succession des épisodes inflationnistes de ces dernières années a pu rendre les agents économiques davantage sensibles aux hausses de prix, renforçant ainsi le risque d’une persistance des anticipations d’inflation, voire de leur désancrage.

L’inflation en zone euro atteignait déjà 3,2 % à fin mai4, son niveau le plus élevé depuis septembre 2023. Les pressions sur les prix semblent également se diffuser à l’inflation sous-jacente, dont la hausse en mai a dépassé les attentes du marché. Bien que les pressions inflationnistes sous-jacentes demeurent nettement moins préoccupantes qu’aux États-Unis, la BCE dispose de marges de manœuvre limitées pour contenir d’éventuels effets de second tour, notamment à travers l’apparition d’une boucle prix-salaires, alors que la croissance annuelle des salaires s’établit encore à 3,0 %5.

Dans une économie européenne désormais en phase avancée de cycle, les perspectives de croissance, déjà modestes, devraient être davantage pénalisées par le conflit au Moyen-Orient, la croissance du PIB étant attendue à seulement 0,8 % cette année. Cette faiblesse de l’activité économique limitera la capacité de la BCE à maintenir durablement une politique monétaire restrictive. Dans le même temps, les gouvernements disposent de marges de manœuvre budgétaires limitées pour compenser le durcissement des conditions monétaires, que ce soit pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages ou pour stimuler la croissance économique. Les déficits publics demeurent supérieurs aux seuils fixés par le traité de Maastricht, tandis que l’instabilité politique dans plusieurs grandes économies européennes continue de freiner la mise en œuvre de réformes structurelles significatives.

Dans ce contexte, le spectre de la stagflation refait progressivement surface. Un tel environnement serait nettement plus problématique et potentiellement plus durable que l’épisode inflationniste de 2022-2023. Malgré ces perspectives incertaines, les marchés financiers continuent d’anticiper une normalisation relativement rapide de l’inflation. Le point mort d’inflation à deux ans s’établit actuellement à 2,6 %, sensiblement en dessous du pic de 3,4 % atteint à la mi-mars. Les anticipations d’inflation à cinq et dix ans évoluent toutes deux autour de 2,2 %6, soit seulement 20 points de base au-dessus des niveaux observés avant le conflit.

Si le scénario d’une normalisation rapide de l’inflation demeure plausible, les marchés semblent encore n’accorder qu’une probabilité limitée à un scénario moins favorable. À ce stade, le risque d’un régime d’inflation plus persistant ne semble donc pas pleinement intégré dans les valorisations des actifs financiers.

Source : Carmignac, Bloomberg, 31/07/2026.

Le pire est-il encore a venir ?

Alors que les tensions géopolitiques continuent de s’intensifier au Moyen-Orient, chaque journée supplémentaire sans normalisation des flux commerciaux accentue les pressions sur les perspectives d’inflation pour les mois à venir. La plupart des modèles de prévision reposent actuellement sur des courbes de prix de l’énergie intégrant mécaniquement une structure de backwardation favorable, et donc une baisse progressive des prix énergétiques au fil du temps. Cette hypothèse pourrait toutefois s’avérer excessivement optimiste si les perturbations actuelles venaient à perdurer. De même, une réouverture du détroit d’Ormuz ne signifierait pas nécessairement un retour aux conditions antérieures au conflit : la menace d’une nouvelle fermeture, l’éventuelle mise en place de droits de passage ou encore la hausse des coûts d’assurance liée à la nécessité de se prémunir contre de nouvelles perturbations pourraient maintenir les prix à des niveaux durablement supérieurs à ceux observés avant la guerre.

Par ailleurs, les effets de base devraient contribuer à une réaccélération mécanique de l’inflation au cours des prochains trimestres. La forte baisse des prix des matières premières enregistrée au second semestre 2025, sur fond de craintes finalement excessives concernant un ralentissement de l’économie américaine, constitue désormais une base de comparaison particulièrement asymétrique. À mesure que ces effets disparaîtront progressivement des calculs en glissement annuel, les indicateurs d’inflation devraient afficher une dynamique moins favorable. Ces facteurs techniques, conjugués à l’optimisme persistant des investisseurs, permettent notamment d’expliquer pourquoi les points morts d’inflation américains évoluent toujours plus d’un point de pourcentage en dessous du taux d’inflation sous-jacente mesuré par le PCE, qui s’établissait à 3,7 % à fin juin7.

Un tel écart paraît néanmoins difficile à justifier, alors que la transmission du choc énergétique à l’ensemble de l’économie est encore loin d’être achevée et que la durée des perturbations affectant le détroit d’Ormuz demeure l’une des principales incertitudes pesant sur les perspectives macroéconomiques actuelles. À cela s’ajoutent les tensions observées sur les autres matières premières agricoles, qui pâtissent cette année de conditions climatiques particulièrement défavorables, notamment liées au phénomène de « Super El Niño », ainsi que de perturbations affectant l’approvisionnement en engrais provenant en partie du Moyen-Orient.

Contrairement au choc énergétique de 2022, qui résultait des sanctions imposées à la Russie, les flux commerciaux en provenance du Moyen-Orient, en particulier dans le pétrole et le gaz, offrent peu de possibilités de substitution à court terme. Une part significative de l’approvisionnement énergétique mondial transite par cette région stratégique et ne peut être facilement réacheminée ni rapidement remplacée par des capacités de production alternatives. Le développement de ces dernières pourrait nécessiter plusieurs années, qu’il s’agisse de la mise en exploitation de nouveaux gisements énergétiques ou du déploiement de capacités supplémentaires dans les énergies renouvelables. Après plusieurs mois de tensions et en l’absence de signes tangibles d’amélioration, le scénario le plus prudent consiste désormais à envisager une perturbation prolongée des approvisionnements énergétiques.

Une telle évolution se traduirait vraisemblablement par une hausse progressive des coûts de production, touchant dans un premier temps les industries les plus énergivores avant de se diffuser graduellement à l’ensemble de l’économie par le biais de hausses de prix successives.

Le principal risque réside désormais dans un désancrage progressif des anticipations d’inflation. Un tel scénario interviendrait alors que les principales banques centrales disposent de marges de manœuvre limitées pour répondre efficacement à un nouveau choc d’offre. Dans un contexte où la croissance économique montre déjà des signes de ralentissement et où l’inflation demeure supérieure aux objectifs des banques centrales, les autorités monétaires pourraient être confrontées à des arbitrages particulièrement délicats au cours des prochains trimestres, contraintes une nouvelle fois de trouver un équilibre entre stabilité des prix et soutien à l’activité économique.

Hausse de l’inflation : risque ou opportunite pour les investisseurs obligataires ?

La perspective d’une nouvelle vague inflationniste, après celle observée en 2022, pourrait faire émerger des opportunités pour les investisseurs obligataires. Contrairement aux approches obligataires traditionnelles, les stratégies obligataires flexibles disposent d’une large palette d’outils leur permettant de naviguer dans un environnement moins favorable aux actifs obligataires conventionnels. Grâce à l’étendue de leur univers d’investissement, ces stratégies peuvent notamment investir dans des instruments indexés sur l’inflation, tout en ajustant la sensibilité globale du portefeuille aux taux d’intérêt au moyen de positions vendeuses sur les marchés obligataires. En effet, une hausse de l’inflation entraîne généralement une remontée des taux d’intérêt nominaux, qui pèse sur la valorisation des obligations traditionnelles en érodant le rendement réel perçu par les investisseurs.

Plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre afin de tirer parti d’un tel environnement :

Les obligations indexées sur l’inflation constituent un moyen direct de protéger les portefeuilles contre l’érosion du pouvoir d’achat. Leur principal comme leurs coupons sont indexés sur un indice des prix à la consommation, permettant ainsi de préserver la valeur réelle de l’investissement, contrairement aux instruments traditionnels à taux fixe.

Le point mort d’inflation (inflation breakeven) correspond à l’écart de rendement entre les taux nominaux et les taux réels. Sur la base de l’équation de Fisher, les anticipations d’inflation peuvent être exprimées de la manière suivante :

Inflation anticipée = Taux d’intérêt nominaux – Taux d’intérêt réels

Cet indicateur reflète ainsi les anticipations d’inflation intégrées dans les prix de marché.

Lorsqu’un investisseur anticipe une hausse de l’inflation mais souhaite neutraliser son exposition aux mouvements directionnels des taux d’intérêt, il peut prendre une position spécifiquement sur le point mort d’inflation. Cette stratégie consiste à acheter des obligations indexées sur l’inflation tout en vendant simultanément des obligations nominales de maturité comparable. Elle permet ainsi d’isoler l’exposition aux anticipations d’inflation tout en limitant le risque de taux.

À l’inverse, une anticipation de baisse de l’inflation peut être exprimée en vendant des taux réels et en achetant des taux nominaux. Ces stratégies peuvent également être mises en œuvre au moyen de produits dérivés, notamment des swaps d’inflation.

Les taux d’intérêt nominaux peuvent également être utilisés pour exprimer une vue sur l’inflation. Contrairement aux stratégies précédentes, ils exposent toutefois l’investisseur au risque de taux à travers la sensibilité aux taux du portefeuille. Une hausse de l’inflation conduit généralement les banques centrales à adopter une politique monétaire plus restrictive, entraînant une remontée des taux directeurs et des rendements obligataires. Dans un tel environnement, des positions vendeuses sur les taux nominaux peuvent bénéficier de la hausse des rendements.

Ces instruments présentent également l’avantage d’une liquidité importante et constituent souvent le moyen le plus efficace d’exprimer une vue macroéconomique sur l’inflation, notamment dans certains marchés émergents où les marchés d’obligations indexées sur l’inflation demeurent relativement peu développés.

L’ensemble de ces stratégies a été mis en œuvre au sein de notre stratégie obligataire phare, Carmignac Portfolio Flexible Bond, au cours du premier semestre 2026. Combinées à d’autres sources d’alpha, elles ont permis au Fonds de générer une performance positive, en bénéficiant notamment de la forte revalorisation des points morts d’inflation aux États-Unis comme en Europe. Le Fonds affiche ainsi une performance de +2,43 % depuis le début de l’année à fin juillet, tandis que son indicateur de référence8 enregistre une performance négative de -0,17 %.

Sur un horizon plus long, ces stratégies se sont également révélées être un moteur significatif de performance. Depuis le lancement de la stratégie en juillet 2019, notre exposition combinée aux instruments indexés sur l’inflation et notre gestion active des taux d’intérêt nominaux ont représenté environ 40 % de la contribution cumulée à la performance du Fonds. Elles ont ainsi contribué à permettre au Fonds de surperformer significativement son indicateur de référence, avec une performance nette de +21,91 % contre -9,05 % pour ce dernier (au 31/07/2026, part F EUR).

Source : Carmignac, 31/07/2026.

1Bureau of Labor Statistics, indice des prix à la consommation (CPI) des consommateurs urbains aux États-Unis, évolution sur les 12 derniers mois.
2Source : Réserve fédérale, FEDS Note, 04/08/2026, Detecting Tariff Effects on Consumer Prices in Real Time – Part II.
3Évolution annuelle du salaire horaire moyen (Average Hourly Earnings), au 30/06/2026, Bureau of Labor Statistics.
4Inflation globale en zone euro, Eurostat.
5Coûts horaires de la main-d’œuvre dans la zone euro, variation en % par rapport au même trimestre de l’année précédente, données corrigées des effets de calendrier, à fin T1 2026, Eurostat.
6Bloomberg, données au 31/07/2026.
7Indice global des prix des dépenses de consommation des ménages (Personal Consumption Expenditures – PCE) aux États-Unis, U.S. Bureau of Economic Analysis, au 30/06/2026.
8Indicateur de référence : ICE BofA Euro Broad Market Index.

Carmignac Portfolio Flexible Bond

Une solution flexible pour naviguer sur les marchés obligataires mondiaux

Carmignac Portfolio Flexible Bond F EUR Acc

ISIN: LU0992631217
Durée minimum de placement recommandée*
3 ans
Indicateur de risque**
2/7
Classification SFDR***
Article 8

*Durée minimum de placement recommandée : Cette part/classe pourrait ne pas convenir aux investisseurs qui prévoient de retirer leur apport avant le délai recommandé. Cette référence au profil d’investisseur ne constitue pas un conseil en investissement. Le montant qu’il est raisonnable d’investir dans un OPCVM dépend de votre situation personnelle et doit être envisagé au regard de votre portefeuille global. **L'indicateur peut varier de 1 à 7, une catégorie 1 correspondant à un risque plus faible et un rendement potentiellement plus faible et une catégorie 7 correspondant à un risque plus élevé et un rendement potentiellement plus élevé. Une catégorie 4-5-6-7 implique une forte à très forte volatilité, impliquant des fortes à très fortes variations de prix pouvant entraîner des pertes latentes à court terme. La catégorie de risque n’est pas garantie et pourra évoluer dans le temps. ***Le Règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) 2019/2088 est un règlement européen qui demande aux gestionnaires d'actifs de classer leurs fonds parmi notamment ceux dits : « Article 8 » qui promeuvent les caractéristiques environnementales et sociales, « Article 9 » qui font de l'investissement durable avec des objectifs mesurables, ou ceux qui ne remplissent les conditions ni de l'article 8 ni de l'article 9 et dont la stratégie d'investissement ne prend pas en compte les facteurs ESG. La classification SFDR des Fonds peut évoluer dans le temps. Pour plus d’informations, visitez : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2019/2088/oj?locale=fr.

Principaux risques du Fonds

Taux d’intérêt : Le risque de taux se traduit par une baisse de la valeur liquidative en cas de mouvement des taux d'intérêt.
Crédit : Le risque de crédit correspond au risque que l’émetteur ne puisse pas faire face à ses engagements.
Liquidité : Les dérèglements de marché ponctuels peuvent impacter les conditions de prix auxquelles le Fonds sera amené à liquider, initier ou modifier ses positions.
Gestion Discrétionnaire : L’anticipation de l’évolution des marchés financiers faite par la société de gestion a un impact direct sur la performance du Fonds qui dépend des titres sélectionnés.
Risque de perte en capital : Cette part/classe ne bénéficie d’aucune garantie ou protection du capital investi. Vous risquez de ne pas récupérer l’entièreté de votre capital investi.

Frais

ISIN: LU0992631217
Coûts d'entrée
Nous ne facturons pas de frais d'entrée.
Coûts de sortie
Nous ne facturons pas de frais de sortie pour ce produit.
Frais de gestion et autres frais administratifs et d’exploitation
0,78 % de la valeur de votre investissement par an. Cette estimation se base sur les coûts réels au cours de l'année dernière.
Commissions liées aux résultats
20,00 % lorsque la classe d'action surperforme l'indicateur de référence pendant la période de performance. Elle sera également dûe si la classe d'actions a surperformé l'indicateur de référence mais a enregistré une performance négative. La sous-performance est récupérée pendant 5 ans. Le montant réel variera en fonction de la performance de votre investissement. L'estimation des coûts agrégés ci-dessus inclut la moyenne sur les 5 dernières années, ou depuis la création du produit si elle est inférieure à 5 ans.
Coûts de transaction
0,20 % de la valeur de votre investissement par an. Il s'agit d'une estimation des coûts encourus lorsque nous achetons et vendons les investissements sous-jacents au produit. Le montant réel varie en fonction de la quantité que nous achetons et vendons.
Précompte mobilier
Taxe à la sortie
30% sur les revenus de créance
Taxe sur Opération Boursière (TOB)
1,32% (limité à 4000€)
Frais de conversion
0%

Performances

ISIN: LU0992631217
Carmignac Portfolio Flexible Bond+2,4+4,7+5,7+5,1−7,7+0,1+9,7+5,4−3,0+2,0
Indicateur de référence−0,2+1,3+2,6+6,8−16,9−2,8+4,0−2,5−0,4−0,4
Carmignac Portfolio Flexible Bond+5,3 %+1,7 %+2,4 %
Indicateur de référence+2,8 %−2,0 %−1,0 %

Source : Carmignac au 31 juil. 2026.
Les performances et valeurs passées ne préjugent pas des performances et valeurs futures. Les performances sont nettes de tout frais à l’exception des éventuels frais d’entrée et de sortie et sont obtenues après déduction des frais et taxes applicables à un client de détail moyen ayant la qualité de personne physique résident belge. Lorsque la devise diffère de la vôtre, un risque de change existe pouvant entraîner une diminution de la valeur. La devise de référence du fonds/compartiment est EUR. Le Fonds présente un risque de perte en capital.

Indicateur de référence: ICE BofA Euro Broad Market index

COMMUNICATION À CARACTÈRE PROMOTIONNEL. Veuillez-vous référer au KID/KIID/prospectus du Fonds avant de prendre toute décision finale d'investissement. Ce document est destiné aux clients professionnels.

Ce document ne peut être reproduit, en tout ou en partie, sans l'autorisation préalable de la société de gestion. Il ne constitue ni une offre de souscription, ni un conseil en investissement. Les informations contenues dans ce document peuvent être des informations partielles et peuvent être modifiées sans préavis. La Société de gestion peut mettre fin à la promotion dans votre pays à tout moment. Les investisseurs ont accès à un résumé de leurs droits en français, anglais, allemand, néerlandais, espagnol et italien sur le lien suivant (paragraphe 5 « Résumé des droits des investisseurs ») : https://www.carmignac.com/en/regulatory-information. La décision d'investir dans le fonds promu doit tenir compte de toutes ses caractéristiques ou objectifs décrits dans son prospectus. Les Fonds sont des fonds communs de placement sous forme contractuelle (FCP) conformes à la directive OPCVM de droit français. Carmignac Portfolio désigne les compartiments de Carmignac Portfolio SICAV, société d'investissement de droit luxembourgeois, conforme à la directive OPCVM. La référence à un classement ou à un prix ne garantit pas les résultats futurs de l'OPCVM ou du gestionnaire. Les performances passées ne sont pas nécessairement indicatives des performances futures. Les performances s'entendent nettes de frais (hors éventuels droits d'entrée facturés par le distributeur). La performance peut augmenter ou diminuer en raison des fluctuations de change, pour les actions qui ne sont pas couvertes contre le risque de change. La référence à certains titres et instruments financiers est faite à titre illustratif pour mettre en évidence des valeurs qui sont ou ont été incluses dans les portefeuilles des fonds de la gamme Carmignac Portfolio. Elle ne vise pas à promouvoir l'investissement direct dans ces instruments et ne constitue pas un conseil en investissement. La Société de Gestion n'est pas soumise à l'interdiction d'effectuer des transactions sur ces instruments avant d'émettre une communication. Les portefeuilles des fonds Carmignac peuvent être modifiés sans préavis. L'accès aux Fonds peut être soumis à des restrictions à l'égard de certaines personnes ou de certains pays. Il ne peut être offert ou vendu, directement ou indirectement, au bénéfice ou pour le compte d'une « U.S. person » selon la définition de la règlementation américaine « Regulation S » et/ou FATCA. Les Fonds présentent un risque de perte de capital. Les risques, les frais et les frais courants sont décrits dans les KID/KIID (Key Information Document/Key Investor Information Document). Les prospectus, Kid/KIID, VNI et rapports annuels respectifs des Fonds sont disponibles sur , ou sur simple demande auprès de la Société de Gestion. Le Kid/KIID doit être mis à la disposition du souscripteur avant la souscription. • Portugal : Les Fonds sont enregistrés auprès de la Comissão do Mercado de Valores (CMVM). Les prospectus, Kid et rapports annuels respectifs des Fonds sont disponibles sur www.carmignac.com/pt-pt. Le Kid doit être mis à la disposition du souscripteur avant la souscription. • Espagne, Carmignac Portfolio Flexible Bond désigne les compartiments de Carmignac Portfolio SICAV, société d'investissement de droit luxembourgeois, conforme à la directive OPCVM. Le Fonds est enregistré auprès de la Commission nationale espagnole du marché des valeurs mobilières sous le numéro Carmignac Portfolio 392. •Suisse, les prospectus, Kid et rapports annuels respectifs des Fonds sont disponibles sur www.carmignac.com/en-ch ou auprès de notre représentant en Suisse, CACEIS (Suisse), S.A., Route de Signy 35, CH-1260 Nyon. L'agent payeur est CACEIS Bank, Montrouge, succursale de Nyon / Suisse, Route de Signy 35, 1260 Nyon. Le Kid doit être mis à la disposition du souscripteur avant la souscription. • Royaume-Uni : Ce document a été préparé par Carmignac Gestion, Carmignac Gestion Luxembourg ou Carmignac UK Ltd. • Belgique : Ce document n'a pas été soumis à la FSMA pour validation. Il est destiné aux professionnels uniquement. Ce document est publié par Carmignac Gestion S.A., société de gestion de portefeuille agréée par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France, et sa filiale luxembourgeoise, Carmignac Gestion Luxembourg, S.A., société de gestion de fonds d'investissement agréée par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), suivant le chapitre 15 de la loi luxembourgeoise du 17 décembre 2010. "Carmignac" est une marque déposée. "Investing in your Interest" est un slogan associé à la marque Carmignac. Ce document ne constitue pas un conseil en vue d'un quelconque investissement ou arbitrage de valeurs mobilières ou tout autre produit ou service de gestion ou d'investissement. L'information et opinions contenues dans ce document ne tiennent pas compte des circonstances individuelles spécifiques à chaque investisseur et ne peuvent, en aucun cas, être considérées comme un conseil juridique, fiscal ou conseil en investissement. Les risques et frais sont décrits dans les Kid (Documents d'Informations Clés). Les prospectus, les Kid, les valeurs nettes d'inventaire et les derniers rapports de gestion (semestriels) peuvent être obtenus gratuitement, en français ou en néerlandais, auprès de la société de gestion (tél. +352 46 70 60 1) ou en consultant son site internet ou www.fundinfo.com. Ces documents peuvent également être obtenus auprès de Caceis Belgium S.A., le prestataire de services financiers en Belgique, à l'adresse suivante : avenue du port, 86c b320, B-1000 Bruxelles. En cas de souscription à un fonds soumis à l'article 19bis du Code belge des impôts sur les revenus (CIR92), l'investisseur devra payer, lors du rachat de ses actions, un précompte mobilier de 30 % sur les revenus (sous forme d'intérêts, de plus-values ou de moins-values) provenant du rendement des actifs investis dans des créances. Les distributions sont soumises à une retenue à la source de 30 % sans distinction de revenus. En cas de souscription dans un fonds commun de placement (FCP), vous devez déclarer chaque année sur votre feuille d'impôt la part des dividendes (et des intérêts, le cas échéant) perçus par le fonds. Toute réclamation peut être adressée à complaints@carmignac.com ou à CARMIGNAC GESTION - Conformité et Contrôle Interne - 24 place Vendôme Paris France ou sur le site www.ombudsfin.be.

CARMIGNAC GESTION - 24, place Vendôme - F-75001 Paris - Tél : (+33) 01 42 86 53 35. Investment management company approved by the AMF -Public limited company with share capital of € 13,500,000 - RCS Paris B 349 501 676.

CARMIGNAC GESTION Luxembourg - City Link - 7, rue de la Chapelle - L-1325 Luxembourg - Tel : (+352) 46 70 60 1. Filiale de Carmignac Gestion. Société de gestion de fonds d'investissement approuvée par la CSSF. Société anonyme au capital social de 23 000 000 € - RC Luxembourg B 67 549.