
10 faits qui bousculent l’intuition des investisseurs
Pour mieux comprendre les performances de long terme, il convient de revenir aux moteurs fondamentaux. La performance des actions dépend avant tout de la croissance des bénéfices tandis que celle des obligations est davantage guidée par leur taux de rendement actuariel. Une fois ce cadre posé, les statistiques historiques livrent quelques enseignements qui peuvent sembler contre-intuitifs.
La performance attendue des grandes classes d’actifs, sur la base d’hypothèses normatives, peut être résumée comme suit :
La performance des actions provient essentiellement de la progression des bénéfices, et dans une moindre mesure des dividendes versés aux actionnaires. À long terme, les bénéfices tendent à évoluer avec la croissance nominale de l’économie (c’est-à-dire la croissance réelle du PIB augmentée de l’inflation). On peut également prendre en compte l’évolution des multiples de valorisation, mais c’est un exercice ô combien difficile et sur le long terme cette variation tend à se neutraliser, sous l’hypothèse d’un retour vers un niveau de valorisation stable.
Les obligations, quant à elles, voient leur performance largement ancrée par leur rendement à l'échéance. Et côté prix, à mesure que celle-ci approche, le prix d’une obligation tend à converger vers le pair, c’est-à-dire sa valeur de remboursement. Le rendement, lui, combine trois composantes : le taux monétaire déterminé par le taux de la banque centrale qui rémunère le simple fait de différer sa consommation ; la prime de terme, qui rémunère l'incertitude liée à la durée de l'investissement (notamment quant à l’évolution de l’inflation) ; et la prime de crédit (qui rémunère le risque que l'émetteur ne soit pas en mesure d'honorer ses engagements).
Cependant, en matière d’investissement, notre intuition peut être mauvaise conseillère, surtout sur le court terme. Elle nous pousse à attendre le « bon moment », à confondre volatilité et risque, ou à croire que le cash est toujours un investissement prudent. Les données de long terme racontent pourtant une histoire bien différente.
Derrière ces dix statistiques, une leçon domine : le long terme n’est pas une ligne droite, mais il reste le meilleur terrain de jeu des investisseurs patients. Encore faut-il accepter les détours et les bosses. Les marchés ne promettent pas un trajet confortable ; ils récompensent ceux qui arrivent au bout.
Informations légales importantes
Ce document est publié par Carmignac Gestion S.A., société de gestion de portefeuille agréée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France, et sa filiale luxembourgeoise, Carmignac Gestion Luxembourg, S.A., société de gestion de fonds d’investissement agréée par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), suivant le chapitre 15 de la loi luxembourgeoise du 17 décembre 2010. "Carmignac" est une marque déposée. "Investing in your Interest" est un slogan associé à la marque Carmignac.
Ce document ne constitue pas un conseil en vue d’un quelconque investissement ou arbitrage de valeurs mobilières ou tout autre produit ou service de gestion ou d’investissement. L'information et opinions contenues dans ce document ne tiennent pas compte des circonstances individuelles spécifiques à chaque investisseur et ne peuvent, en aucun cas, être considérées comme un conseil juridique, fiscal ou conseil en investissement. Les informations contenues dans ce document peuvent être partielles et sont susceptibles d’être changées sans préavis. Ce document ne peut être reproduit, en tout ou partie, sans autorisation préalable.